Sabine CottePour la préservation du patrimoine bhoutanais

Publié en 1996clockTemps de lecture : 35s
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En 1992, à l’occasion d’un trek à travers le Bhoutan, la restauratrice d’œuvres d’art Sabine Cotte a été frappée par la beauté des forteresses et temples antiques de ce petit pays, mais aussi par le mauvais état de conservation de leurs murs et de leurs fondations.

emplacementBhoutan

Après avoir reçu son Prix Rolex en 1996, Sabine Cotte s’est associée à l’architecte David Nock pour entreprendre au Bhoutan un voyage de recherche intensif de huit semaines afin de visiter dix-sept sites, comprenant aussi bien de petits temples de village que des monastères sophistiqués. Un rapport exhaustif assorti de recommandations a été remis au gouvernement du Bhoutan afin de garantir à l’avenir la préservation des temples et de leurs œuvres d’art, parmi lesquelles des peintures murales et des bannières et statues peintes tiennent une place éminente.

 J’ai fait attention à ne pas être perçue comme l’experte étrangère qui vient leur dire quoi faire. Les moines sont légitimement fiers de leur magnifique patrimoine culturel, et aujourd’hui nous avons pu les aider à le préserver.

En 2000, Sabine Cotte a publié en anglais et en dzongkha un Guide de conservation préventive des dzongs et des lhankangs (Handbook of Preventive Conservation for Dzongs and Lhankangs). Ce guide est aujourd’hui encore utilisé au Bhoutan. Numérisé, il est disponible sur Internet par le Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels. Le Musée national du textile du Bhoutan s’en est également inspiré pour la restauration des tissus. En 2008, Sabine Cotte a formé des étudiants en architecture de l’Université Khwopa du Népal à la documentation des peintures murales. Leur mémoire de fin d’études comprenait la création d’un guide du même genre. Depuis lors, Sabine Cotte a organisé des ateliers dans l’Himalaya et a participé à des projets de conservation durable. Elle a en outre formé des étudiants en conservation à Taïwan et publié plusieurs articles dans des revues de conservation.

Sabine Cotte travaille désormais en Australie comme restauratrice d’œuvres d’art.

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Prix Rolex à l’esprit d’entreprise

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